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Brésil

Valeria Iglesias of Argentina, Chris Kukucha of Canada and Sadewo Joedo of Indonesia participate in a Global Dialogue International Roundtable held in Ottawa.

Des Brésiliens de tous les ordres de gouvernement ainsi que de la société civile se sont réunis à Brasília dans le cadre d'une table ronde du Dialogue mondial sur la diversité.

 

Le Brésil, une république démocratique fédérale, abrite 190 millions d'habitants et s'étend sur une superficie de 8 500 000 km2, ce qui en fait le cinquième plus grand pays au monde. Le peuple du Brésil provient de trois souches historiques : les Autochtones brésiliens, les descendants de colons portugais arrivés il y a 300 ans, et les Afro-brésiliens dont les ancêtres ont été amenés au pays environ au même moment – en tant qu'esclaves destinés aux plantations de cannes à sucre d'abord, puis aux mines d'or et de diamants et aux plantations de café.

Le Brésil a toujours connu de fortes disparités économiques et sociales et, avant même que le fédéralisme soit adopté, ses relations intergouvernementales étaient caractérisées par une oscillation entre phases centralisatrices et décentralisatrices.

La fédération brésilienne se compose de trois ordres de gouvernement : le gouvernement central ou d'union; 26 gouvernements d'États, le gouvernement du district fédéral; et plus de 5 500 gouvernements municipaux.

De la proclamation de l'indépendance en 1822 jusqu'à la fin du XIXe siècle, le Brésil a maintenu un régime monarchique sous l'égide de deux descendants d'un monarque portugais destitué. Ce régime était considéré comme le seul capable de sauvegarder les deux éléments du régime colonial essentiels au maintien de l'aristocratie dominante, soit l'esclavage et une administration politique unitaire.

Immédiatement après le coup militaire qui a mis fin au régime monarchique, en 1889, l'alliance républicaine adopta un régime fédéral et transforma les provinces de l'empire en États. Le régime parlementaire fut remplacé par un régime présidentiel et on établit un Congrès à deux chambres, soit la Chambre des députés et le Sénat, ainsi qu'une Cour suprême entièrement indépendante. Le régime fédéral du Brésil institué par la Constitution de 1891 accorda une grande autonomie politique aux élites étatiques déjà fort puissantes sur le plan économique.

Les élections présidentielles contestées de 1929 ont engendré la révolution de 1930 qui a permis aux forces révolutionnaires de réduire le degré d'autonomie des États. En novembre 1937, un coup militaire dirigé par Getúlio Vargas eut pour effet de concentrer le pouvoir politique entre les mains du président.

En 1945, un soulèvement mené par de haut placés de l'armée a donné le pouvoir, pour la première fois dans l'histoire de la République, à un régime fédéral associé à un régime de parti national compétitif. Au cours de cette période, les postes de gouverneurs d'État en sont venus à constituer des atouts politiques fort disputés en raison de leur importance dans le cadre des élections présidentielles.

L'armée brésilienne qui a repris le pouvoir en 1964 a maintenu plusieurs dispositions constitutionnelles portant sur la représentation, y compris les dispositions fédérales et l'élection régulière des gouverneurs (indirectement, par l'entremise des assemblées étatiques) et des assemblées des États.

En 1982 se tenaient les premières élections étatiques directes depuis 1965, ainsi que les premières élections au Congrès sous l'égide d'un régime multipartite.

De 1990, lorsque Fernando Collor est devenu le premier président directement élu de la République en 30 ans, à 1994, lorsque Fernando Henrique Cardoso a été élu président, les gouverneurs ont joué un rôle majeur sur la scène politique nationale. Ils influençaient, entre autres, le comportement des députés fédéraux, plus particulièrement en recourant au patronage ou en compromettant leurs chances d'être réélus.

La nouvelle prépondérance des intérêts étatiques au palier fédéral a atteint son point culminant lors de la création de l’Assemblée constitutionnelle (1987-1988) qui a permis aux gouvernements des États et des municipalités de consolider le processus de décentralisation fiscale engagé vers la fin des années 1970.

En décembre 1989, le Brésil tenait sa première élection présidentielle directe depuis 1960, et Fernando Collor de Mello fut élu président. Le Congrès l'a toutefois destitué deux ans plus tard et les deux dernières années de son mandat de quatre ans ont été confiées à Itamar Franco, auparavant vice-président du pays.
 
Le 3 octobre 1994, les électeurs se sont choisi un nouveau président : Fernando Henrique Cardoso, sociologue et ancien ministre des Finances responsable du plan économique du président Franco. M. Cardoso a obtenu un second mandat en 1998.

Luiz Inácio Lula da Silva, du parti d'opposition travailliste, est entré en fonction en tant que président du Brésil le 1er janvier 2003. L'obtention de plus de 61 pour cent des suffrages valides lui a valu d'être élu à ce poste en octobre 2002. Il a obtenu un second mandat en 2006.

 

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