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Juin/Juillet 2007 dernières Nouvelles
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L’enseignement supérieur se décentraliseL’augmentation du nombre d’universités privées révolutionne le système traditionnel
Les changements politiques majeurs qui ont secoué le Mexique au XXe siècle Avant 1950, les études supérieures ne profitaient qu’à une poignée de Mexicains, et ce, parce qu’il n’existait guère d’établissements d’enseignement supérieur, mais surtout parce que la proportion de la population ayant terminé l’école primaire se révélait bien faible. En 1950, le pays comptait moins de 24 établissements d’enseignement supérieur fréquentés par environ 30 000 étudiants alors qu’à la fin des années 1970, après une période d’extraordinaire expansion, on dénombrait plus de 800 000 inscrits. Le processus de diversification de l’enseignement supérieur a pris de l’ampleur dans les années 1980, puis s’est intensifié et raffiné dans [su ite à la page 23] les années 1990 et la première décennie du XXIe siècle. Voici certains des éléments-clés de cette évolution : Par conséquent, les inscriptions aux études supérieures ont plus que doublé entre 1990 et 2006 : elles sont passées de 1,2 million à 2,5 millions.
Réorientation du financement fédéral en 1997 Les nouveaux mécanismes de répartition des ressources coexistent avec des instruments plus flexibles relatifs aux dépenses décentralisées, incluant des programmes dont les règles de fonctionnement sont assujetties à l’approbation annuelle du budget fédéral, et des ententes entre le fédéral et les États sur le financement de programmes déterminés. O n eut recours à de telles ententes pour satisfaire les revendications des États visant la création d’établissements publics additionnels ou encore l’accroissement des subventions consenties à leurs universités. Des universités fédérales et étatiques autonomes tentent également de persuader l’assemblée législative fédérale (congrès) de leur octroyer directement des fonds spéciaux. Concurrence entre universités publiques et privées Les enseignants sont en général formés dans un des 276 établissements publics fréquentés par environ 95 000 étudiants – quatre pour cent des inscriptions – et sont subventionnés par des fonds transférés aux États. Les 27 instituts de recherche publics sont financés par des fonds fédéraux dans le domaine des sciences et de la technologie et bénéficient en outre de quelques subventions régionales. Ils dispensent de l’enseignement de second cycle à plus de 3 000 étudiants. Le secteur privé constitue le segment de l’enseignement supérieur qui présente la plus forte croissance au Mexique. Il existe maintenant plus de 1 200 institutions privées fréquentées par environ un tiers de tous les étudiants. Elles récoltent en outre une large part de la demande croissante en matière d’éducation supérieure, une tendance qui risque de se maintenir, du moins dans un avenir rapproché. Les tensions demeurent bien ancrées Les politiques en matière de contrôle de la qualité des universités publiques régionales, fondées sur l’octroi de fonds fédéraux conditionnels, témoignent d’une tendance centralisatrice puisqu’elles continuent à n’être régies et gérées que par les autorités centrales. De plus, il ne se trouve pas suffisamment de paramètres permettant de réglementer de façon durable les compétences fédérales et régionales dans ce domaine. Enfin, il existe manifestement un conflit entre l’autonomie dont devraient jouir la plupart des universités publiques fédérales et étatiques aux termes de la loi et l’influence des politiques publiques fédérales sur celles-ci. Le passage du Mexique d’un système d’éducation supérieur extrêmement décentralisé, mais assujetti aux politiques publiques du centre, à un système véritablement fédéral formé de plusieurs systèmes régionaux n’est certes pas encore chose faite. |
Roberto RodrÃguez-Gómez est professeur et chercheur à l’Institut de sciences sociales de l’Université nationale autonome du Mexique ainsi que membre de l’Académie mexicaine des sciences et du Système national des chercheurs. Il détient un doctorat en sciences sociales (sociologie). |
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