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Cahier spécial : les villes et leurs plans d’actions
Les deux villes considérées sous un autre angle
PAR Fernando Rezende
Lorsqu’on la compare avec la municipalité urbaine de Diadema, la municipalité d’Altamira, située dans le bassin de l’Amazone, semble avoir bien peu d’atouts dans son jeu. La réalité n’est toutefois pas si simple.
Les problèmes économiques auxquels Altamira se trouve confrontée – obstacles environnementaux l’empêchant d’exploiter ses ressources naturelles et pénurie d’emplois – échappent au contrôle des administrateurs locaux. Il ne suffit donc pas de lever l’interdiction de diviser les grandes municipalités rurales pour résoudre les problèmes d’Altamira.
Diadema, de son côté, a bien profité de la dispersion des industries manufacturières à travers les différentes banlieues de la région métropolitaine de São Paulo. Les industries qui se sont installées dans la municipalité ont donné un fier coup de main au budget local, ce qui a permis d’y améliorer les conditions de vie.
Les budgets des grandes municipalités rurales et des petites municipalités métropolitaines sont mus par des facteurs bien différents. Les municipalités rurales dépendent largement des transferts fédéraux alors que les petites villes comptent plutôt sur leur part de la taxe régionale sur la valeur ajoutée.
Altamira se trouverait-elle en situation plus avantageuse si son centre urbain se séparait de ses vastes régions reculées ? Je ne le crois pas.
Les administrateurs d’Altamira avancent que « la solution est bien évidemment que la municipalité se divise en plusieurs municipalités plus petites ». Cette solution ne ferait toutefois qu’exporter le problème de la zone urbaine de la municipalité vers les zones rurales, lesquels se retrouveraient alors dans une situation encore plus problématique.
Altamira a surtout besoin que l’on coordonne plus efficacement les politiques fédérales, régionales et locales visant à accroître ses perspectives de développement. 
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