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FÉVRIER/MARS 2008
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MOT DU RÉDACTEUR EN CHEF
Mme Kirchner ne gouvernera toutefois pas seule. Les auteurs de l’article, Miguel Braun et Martin Ardanaz, deux économistes, souli- L’auteur, Alaya Bhardra Khanal, rédacteur en chef intérimaire de l’Himalayan Times, explique que le pays envisage d’adopter un système fédéral en raison de la période tumultueuse qu’il vient de traverser. Il avance aussi que ce système pourrait bien prendre racine au sein des divers groupes ethniques du pays. Au Nigeria, la population nourrit de grandes attentes à l’endroit du président Umaru Yar’Adua : assurer l’approvisionnement en eau potable et en électricité, de même que fournir soins de santé, établissements d’enseignement et routes en quantité suffisante. Il lui reste encore à combler ces attentes pour le moins imposantes. Martins Oloja, journaliste d’affaires publiques au Guardian, un quotidien nigérian, affirme qu’au Nigeria, « un système fédéral défaillant et l’inexistence d’une culture de service public font en sorte que les institutions démocratiques peuvent agir en toute impunité ». En Indonésie, la prudence caractérise le transfert de pouvoirs du centre vers les provinces, et le pays ne s’est pas désagrégé. Ridwan Max Sijabat du Jakarta Post avance que l’approche non conflictuelle du président Susilo Bambang Yudhoyono, bien différente de celle de feu l’ancien président Suharto, a fait en sorte que le processus de décentralisation du pays se poursuive sans accroc. Tout près de là, en Malaisie, Sonia Randhawa, du Centre for Independent Journalism, explique que la coalition qui détient le pouvoir au pays depuis 45 ans s’est récemment vue confrontée à deux manifestations politiques. Des milliers de manifestants ont ainsi revendiqué des réformes électorales ainsi que la fin de la présumée discrimination raciale. Le gouvernement fédéral de la Malaisie, contrairement à nombre de fédérations contemporaines, tend à se réapproprier certaines compétences régionales. Enfin, au Royaume-Uni, la dévolution des compétences au coup par coup se révèle extrêmement problématique selon Charlie Jeffrey, professeur de sciences politiques à l’université d’Édimbourg. De plus, d’importantes questions demeurent irrésolues, le rôle de l’ancien Parlement de Westminster n’étant pas la moindre.
- Rod Macdonell, RÉDACTEUR EN CHEF |
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