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EN ÉDITORIAL
LES ACTUALITÉS
La Suisse rejette le règlement sur la citoyenneté
Les Suisses ont rejeté à 64 % une initiative qui aurait rendu plus difficile l’obtention de la citoyenneté suisse. Le vote, tenu le 1er juin dernier, a rejeté une proposition de l’Union démocratique du centre, un parti nationaliste, qui aurait redonné aux électeurs des communautés locales le dernier mot quant à l’octroi de la citoyenneté suisse. Tous les cantons, à l’exception de Schwyz, bastion du conservatisme suisse, ont rejeté la proposition.
En vertu du droit suisse, les communautés locales pouvaient tenir des référendums pour décider de l’octroi de la citoyenneté suisse. La Cour suprême du pays a invalidé cette pratique parce qu’il n’était pas possible de contester le vote et parce que le requérant rejeté ne se voyait donner aucune explication. Le référendum faisait suite à ce jugement.
Pour demander la citoyenneté suisse, un immigrant doit pouvoir s’exprimer en une des langues officielles du pays et avoir vécu en Suisse pendant 12 ans.
Sept États nigérians poursuivent le gouvernement fédéral à propos de recettes pétrolières
Sept des 36 États du Nigeria réclament que le gouvernement fédéral leur rembourse quelque 546 milliards de nairas, soit environ 4,7 milliards USD. En mai dernier, les États ont déposé une poursuite devant la Cour suprême du Nigeria qui indiquait que le montant réclamé corres-pondait à la part des recettes qui auraient dû leur être versées pour la période s’étendant de 2004 à 2007.
Parmi les recettes en cause, on trouve des sommes qui, selon les États, auraient été incorrectement déduits du fonds commun appelé « compte de la fédération », qui est largement approvisionné par les recettes tirées du pétrole.
Le président Umaru Yar’Adua aurait demandé au procureur général et au mi-nistre de la Justice d’explorer les possibilités de règlements hors cour avec les gouverneurs.
Les États qui poursuivent le gouvernement fédéral sont : Abia, Bauchi, Benue, Niger, Ogun, Oyo et Osun.
Le Népal devra se prononcer sur les pouvoirs de son président
Abolir la monarchie, ce qu’a fait le Népal le 28 mai dernier, était relativement aisé. Décider des pouvoirs du poste de président nouvellement créé sera plus difficile.
L’assemblée constituante nouvellement élue rédige actuellement une constitution fédérale pour la nouvelle république, mais les rédacteurs n’ont pas encore terminé les parties du document qui traitent des pouvoirs du président. Le Parti maoïste, qui détient le plus grand nombre de sièges au sein de l’assemblée de 601 membres, désire que le bureau du président soit doté d’importants pouvoirs politiques, similaires à ceux des États-Unis. D’autres partis souhaitent toutefois un président aux fonctions plus protocolaires, doté seulement du pouvoir de dissoudre le Parlement à la suite d’un vote de censure. 
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