|
en Éditorial
Les actualités
Les provinces irakiennes revendiquent plus de pouvoirs
Le contexte irakien évolue rapidement. De multiples candidats et partis politiques font actuellement campagne au pays puisque 14 des 18 provinces irakiennes doivent tenir des élections provinciales à la fin janvier 2009.
D’ici la fin 2009, les citoyens seront également appelés à voter dans le cadre d’élections nationales, les premières depuis que le premier ministre Nouri al-Maliki a accédé au pouvoir en 2005.
De plus, la carte provinciale de l’Irak pourrait bientôt subir des modifications. En 2006, un projet de loi permettant la fusion de provinces – qui forment alors des régions aux compétences accrues – a été adopté avec une courte majorité par le Parlement irakien.
Cette loi permet aussi à une province d’accroître ses compétences en prenant le statut de région. En raison de l’opposition de partis à tendance nationaliste, la mise en application de cette loi a fait l’objet d’une ordonnance de blocage de 18 mois, soit jusqu’en avril 2008.
La province d’Al-Basra pourrait être la première région à en prendre avantage. Cette province riche en pétrole se trouve au centre des plus complexes et difficiles changements constitutionnels.
Le 15 décembre 2008, le peuple d’Al-Basra a fait circuler une pétition demandant la tenue d’un référendum sur la transformation du gouvernorat en région aux compétences accrues. Il s’agit là d’un exemple de fédéralisme par le bas qui rappelle l’entente entre le gouvernement central de l’Espagne et la région de la Catalogne.
Le chef d’un important parti chiite, Abdul Aziz al Hakim, espérait que, à l’instar des Kurdes qui ont formé la région autonome du Kurdistan, il pourrait instituer et diriger un super État chiite composé des neuf provinces du sud de l’Irak. Bagdad deviendrait alors un gouvernement squelettique.
Mais son rêve s’est évanoui en grande partie en raison des piètres relations qu’entretient son parti avec, entre autres, les partis nationalistes, les tribus et les laïques du sud, plus particulièrement dans la province d’Al-Basra.
Si 10 pour cent des 150 000 électeurs admissibles d’Al-Basra signent la pétition d’ici la mi-janvier, un référendum sur la transformation de la province en région autonome sera tenu.
Des partisans de l’autonomie ont récemment déclaré n’avoir aucune intention de nuire à l’autorité du gouvernement central pour ce qui concerne l’administration du secteur pétrolier
|